La Pendule Économique compas de route des marchés
Relevé du · données américaines
C R O I S S A N C E + C R O I S S A N C E - I N F L A T I O N + I N F L A T I O N - V e n t p o r t a n t R E F L A T I O N G r a n d f r a i s E X P A N S I O N P o t a u n o i r S T A G F L A T I O N A v i s d e t e m p ê t e R É C E S S I O N
La houlel'économie · lente et profonde Le ventles marchés · il tourne vite L'équipagece que vous en dites
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Les trois mesures
La houle
Le vent
L'équipage
Comment lire
Deux axes : la croissance monte vers le haut, l'inflation vers la droite. Chaque quart de cadran est un régime. La houle met des mois à tourner, le vent quelques semaines — c'est l'écart entre les deux qui dit quelque chose.
Les 24 indicateurs

Ce que font les actifs, régime après régime

Quatre actifs américains, base 100 au départ, échelle logarithmique. Le fond indique le régime économique de l'époque — pas celui des marchés, pour éviter de colorier des prix avec un indicateur construit sur des prix.

Tirez le curseur : les aiguilles reprennent la position qu'elles avaient à cette date. C'est la même pendule, rejouée.

Actions US Matières premières Or Obligations longues
Vent portant Grand frais Pot au noir Avis de tempête

Le carré

Le carré, c'est la pièce où l'équipage se réunit pour discuter. Votre voix devient la troisième aiguille.

Vous voyez quoi, vous ?
Anonyme, sans inscription. Un scrutin par mois.
Repêché ce mois
Rien n'a encore été repêché. Les premiers avis paraîtront ici, après relecture.

📖 Le journal de bord

On note ce qu'on voit, même quand on se trompe.

Tout compas dévie. Le navigateur sérieux ne cherche pas à le nier : il relève la déviation, la consigne dans une table, et navigue avec. Voici donc la table de déviation de ma pendule — ce qu'elle ne sait pas faire, ce qu'elle fait mal, et ce qu'elle fait bien quand même.

Elle regarde l'Amérique, et rien d'autre

Toutes les mesures viennent des États-Unis : la Réserve fédérale de Saint-Louis pour l'économie, les marchés américains pour les prix. Ce n'est pas de la paresse, c'est un choix par défaut : ce sont les séries les plus longues, les plus complètes et les plus régulièrement publiées qu'on puisse obtenir gratuitement.

Le cycle américain entraîne largement le reste, mais « largement » n'est pas « entièrement ». Quand la pendule annonce vent portant, elle parle du temps qu'il fait au-dessus de New York. Le vôtre peut être différent, et il l'est souvent — la zone euro a ses propres retards, sa propre banque centrale et sa propre énergie à payer.

Elle juge en relatif, jamais dans l'absolu

C'est le défaut le plus discret, et probablement le plus important.

Chaque indicateur n'est pas comparé à une norme éternelle, mais à son propre comportement des cinq dernières années. Une inflation est jugée forte ou faible par rapport à ce qu'on a connu récemment, pas par rapport à ce qui serait souhaitable.

La conséquence est déplaisante : si une situation dure, la pendule s'y habitue. Une inflation installée pendant des années finit par ressembler à la normale, et l'aiguille revient vers le centre alors que rien ne s'est arrangé. L'instrument mesure l'écart, pas le niveau. Il repère les changements de temps, il ne dit pas si le climat est sain.

J'assume ce choix — il rend la pendule réactive et lisible — mais il faut savoir qu'il est là.

Elle voit le passé plus clairement qu'on ne l'a vécu

Rejouez l'histoire avec le curseur : les régimes s'enchaînent proprement, les retournements sautent aux yeux. C'est une illusion, et pour deux raisons.

D'abord, les statistiques économiques sont révisées. Le chiffre de l'emploi publié un vendredi n'est pas celui qu'on lira l'année suivante. Ma pendule affiche les données corrigées, celles d'aujourd'hui — pas celles dont on disposait à l'époque. Elle relit donc l'histoire avec des lunettes que personne n'avait sur le moment.

Ensuite, entre deux publications, elle reconduit la dernière valeur connue. Un indicateur mensuel publié avec trois semaines de retard fige l'aiguille sur une situation déjà datée. La houle est lente par nature ; elle est aussi lente parce qu'elle attend le facteur.

Autrement dit : la pendule d'hier est plus belle que ne l'était la pendule de l'époque. Méfiez-vous de la netteté rétrospective, c'est le plus vieux piège du métier.

Elle a très peu de cycles sous la main

L'historique commence en 2005. Cela fait vingt ans, ce qui paraît beaucoup et ne l'est pas du tout : sur cette période, on compte une seule récession vraiment sévère — celle de 2008 — et un choc brutal mais bref en 2020.

Quand la pendule vous dit ce que fait l'or en régime de stagflation, elle s'appuie sur une poignée d'épisodes, parfois un seul. Ce n'est pas une loi statistique, c'est une anecdote bien rangée. Je publie les graphiques pour que vous puissiez juger vous-même de la maigreur de l'échantillon plutôt que de me croire sur parole.

Les poids sont un jugement, pas une science

Vingt-quatre indicateurs alimentent les deux aiguilles. Certains comptent double, les autres comptent simple. Ces poids, je les ai choisis à la main, selon ce qui me semblait raisonnable.

Aucune optimisation n'a été faite, et c'est volontaire : un instrument réglé pour bien coller au passé colle merveilleusement au passé et rien d'autre. Mais il faut l'entendre comme ce que c'est — une opinion sur l'importance relative des choses, pas un résultat.

Et l'aiguille des marchés se mord un peu la queue : elle est construite à partir de prix, et sert ensuite à regarder des prix. C'est pour cette raison que le fond du graphique est colorié avec le régime économique seulement. Ça limite le problème, ça ne l'efface pas.

Elle ne prédit rien

Il faut le dire une fois clairement : cette pendule ne sait pas ce qui va se passer. Elle décrit un état, pas une trajectoire. L'écart entre la houle et le vent est intéressant — il signale que les marchés et l'économie ne racontent pas la même histoire — mais un écart n'est pas une flèche, et il peut se résorber dans les deux sens.

Quant à l'aiguille de l'équipage, elle mesure l'humeur de gens qui passent sur cette page. Ce n'est pas un sondage, ce n'est représentatif de rien, et c'est très bien ainsi : c'est la seule des trois aiguilles qui a le droit d'être de mauvaise foi.

Alors à quoi bon ?

À voir d'un coup d'œil dans quel quart de cadran on se trouve, et surtout si les deux aiguilles s'écartent. C'est modeste. C'est déjà plus que ce que la plupart des gens regardent avant de prendre une décision, moi compris.

Un instrument de marine ne dit pas où l'on va. Il dit où l'on est, avec une précision honnête et des limites connues. C'est tout ce que je lui demande.

Every compass deviates. A serious navigator does not pretend otherwise: he measures the deviation, records it in a table, and sails with it. So here is the deviation table of my clock — what it cannot do, what it does badly, and what it does well all the same.

It only looks at America

Every reading comes from the United States: the St. Louis Federal Reserve for the economy, American markets for prices. This is not laziness, it is a default: these are the longest, most complete and most regularly published series available for free.

The American cycle largely drives the rest, but "largely" is not "entirely". When the clock reads fair wind, it is describing the weather above New York. Yours may differ, and often does — the euro area has its own lags, its own central bank and its own energy bill to pay.

It judges in relative terms, never in absolute ones

This is the most discreet flaw, and probably the most important.

Each indicator is not compared to some eternal norm, but to its own behaviour over the past five years. Inflation is judged high or low against what we have known recently, not against what would be desirable.

The consequence is unpleasant: if a situation lasts, the clock gets used to it. Inflation entrenched for years ends up looking normal, and the hand drifts back toward the centre although nothing has improved. The instrument measures the gap, not the level. It spots changes in the weather; it does not tell you whether the climate is healthy.

I stand by the choice — it keeps the clock responsive and readable — but you should know it is there.

It sees the past more clearly than we lived it

Replay history with the slider: regimes follow one another neatly, turning points leap out. That is an illusion, for two reasons.

First, economic statistics are revised. The employment figure released on a Friday is not the one you will read a year later. My clock displays corrected data, today's data — not what was available at the time. It therefore rereads history with glasses nobody had back then.

Second, between two releases it carries forward the last known value. A monthly indicator published three weeks late freezes the hand on a situation that is already out of date. The swell is slow by nature; it is also slow because it is waiting for the post.

Put differently: yesterday's clock looks better than the clock of the day actually did. Beware of hindsight's sharpness — it is the oldest trap in the trade.

It has very few cycles to work with

The history starts in 2005. That is twenty years, which sounds like a lot and is not: over that span there is only one truly severe recession — 2008 — and one brutal but brief shock in 2020.

When the clock tells you what gold does under stagflation, it is leaning on a handful of episodes, sometimes a single one. That is not a statistical law, it is a tidily filed anecdote. I publish the charts so that you can judge the thinness of the sample for yourself rather than take my word for it.

The weights are a judgement, not a science

Twenty-four indicators feed the two hands. Some count double, the rest count single. I chose those weights by hand, according to what struck me as reasonable.

No optimisation was carried out, and that is deliberate: an instrument tuned to fit the past fits the past beautifully and nothing else. But take it for what it is — an opinion about the relative importance of things, not a result.

And the market hand is somewhat circular: it is built from prices, and then used to look at prices. That is why the background of the chart is shaded with the economic regime only. This limits the problem; it does not erase it.

It predicts nothing

Let it be said plainly, once: this clock does not know what is coming. It describes a state, not a trajectory. The gap between the swell and the wind is interesting — it signals that markets and the economy are telling different stories — but a gap is not an arrow, and it can close from either side.

As for the crew's hand, it measures the mood of people passing through this page. It is not a poll, it is representative of nothing, and that is exactly right: it is the only one of the three hands entitled to argue in bad faith.

So what is it good for?

For seeing at a glance which quarter of the dial we are in, and above all whether the two hands are diverging. That is modest. It is already more than most people look at before making a decision, myself included.

A marine instrument does not tell you where you are going. It tells you where you are, with honest precision and known limits. That is all I ask of it.

11.07.2026
Vingt ans de relevés : ce que disent les régimes
À paraître
02.07.2026
J'ai construit une pendule économique avec une IA
À paraître
🏴‍☠️ Ceci n'est pas un conseil en investissement. Aucun conseil financier ne sera donné à bord. On regarde le ciel, on note la houle — vous naviguez à vos risques et périls. Les données peuvent être erronées, en retard, ou simplement mal interprétées par leur auteur.